Si la vie ne nous voie pas, si l'on croie que jamais le destin ne nous sourira, il ne faut arrêter de croire en soi. Ce ne sont que des mots, qui forment une phrase, banale et pourtant si commune. Crois en toi, et la vie te sourira. Cela est tellement courant, mais pourtant vrai. Seulement, ces proverbes qui se veulent si sages, oublis la notice principale, comment croire en soi ? Comment garder l'espoir, ou comment l'obtenir ?
Assise sur son lit, elle contemplait des photographies retraçant les moments joyeux de sa vie, du moins de ce qui avait été sa vie jusqu'à maintenant. Du haut de ses 18ans, on ne pouvait pas dire qu'elle avait beaucoup vécu. Ses cheveux étaient longs, brillants, leur couleur rappelait la chaleur et la brillance du caramel, et leurs reflets l'éclat du soleil. Une mèche plus courte lui retombait devant l'½il gauche, et le reste de sa parure tombait en dégradé jusqu'au milieu de son dos, bouclant d'une manière que l'on aurait crue travaillée par des professionnels. Le reste de sa physionomie était ce que l'on fait de plus doux, de plus gracieux, ses mains étaient vernis avec soin et l'aura que dégageait cet être était tissée de couleurs pastelles. Il s'agissait bien d'une jeune fille tout ce qu'il y a de plus normale, elle était unique, comme chaque être de cette planète.
Pourtant, à la regarder, il y avait d'elle quelque chose que l'on gardait gravé au fond de sa mémoire : son regard. Même masqué par ses cheveux, il passait au travers, et fixait le monde. Paré de longs cils, il perçait à jour, ensorcelait, et marquait l'esprit à jamais. La couleur des yeux devait y être pour beaucoup, du moins c'est ce que se plaisait à croire les témoins de ce prodige, ils étaient gris perle, mais à bien y regarder, on y voyait des palais de glace et des aurores boréale. Cette sensibilité extrême qui émanait d'elle devait être ce qui touchait les gens, et ce qui lui permettait de tirer de si beaux clichés. Car oui, elle faisait des études pour devenir photographe, déjà enfant, elle s'intéressait aux paysages et les rendait en photo de façon unique.
Elle referma son album. Ses doigts se promenèrent un instant sur la couverture en vieux cuir, rêveuse, elle contempla un instant les mûrs de sa chambre. Une légère musique de fond lui rappelait qu'elle existait, souvent ce détail lui échappait. Quand on rêve, on oublie le monde réel, et l'on souhaite ne plus jamais s'en souvenir. Un léger bruit se fit entendre, suivi d'une mélodie :*Now your gone, I realize my love for you was strong,
And I miss you here now your gone
I keep waiting here by the phone
With your pictures hanging on the wall...*
- Oui ?- Salut ! Comment tu vas ?
- Bien, et toi ?- Moi je vais bien, toi tu ne vas pas bien.
- Qu'est ce que tu en sais ? On ne s'est pas vu depuis des mois.
- Oui, et comme tu ne t'es pas décidée à m'appeler c'est moi qui le fait. Entre nous, ça ne va pas continuer comme ça longtemps. Tu le sais, non ?
- Ce n'est pas qui suit partit et qui veut abandonner le passé. Pourquoi tu m'appelles ? Tu en avais marre de nos conversations monosyllabiques sur Internet ? Mais tu joue à quoi ?
- C'est toi qui ne fais rien ! Tu vas bientôt recevoir quelque chose, un cadeau de ma part. Ne déchire pas l'enveloppe, tu pourrais le regretter.
Il y eut un bruit sourd, un déclique, puis plus rien. Elle garda le téléphone un instant contre son oreille, puis le posa sur son bureau après l'avoir refermé. Se saisissant d'une enveloppe qui traînait lamentablement, de son sac noir et de son Ipod, elle sortis. Nous étions le 10 octobre, ses parents étaient sortis. Elle marcha environ 1 heure avant d'arriver à la presse de sa ville. Le rayon pays étrangers était toujours désert, elle en profita pour s'y installer. Elle déchira l'enveloppe, tomba alors sur ses genoux, une carte, ou plutôt un billet. Le prenant, elle réalisa qu'il était valable pour un concert, le lendemain, celui de Tokio Hotel. Elle aimait bien ce groupe, elle ne cherchait pas à cacher ses goûts le dessus, elle ne comprenait pas que certaine fille soit prête à faire n'importe quoi pour eux, et ne comprenait pas non plus que l'on ne tolère pas ses préférences musicales, en effet si l'on disait « j'aime TH » on avait droit à des rires, à des remarques, au fond, ce n'était pas grave. Ses goûts en matière de musique étaient assez divers.
Absorbée, la jeune fille n'avait pas remarqué que le rayon s'était quelque peut remplit. Les regards convergeaient vers elle. Pour la plus grande déception des spectateurs, ne faisant pas attention à eux, ses pas la menèrent vers la sortie. L'air frais lui fit reprendre ses esprits. Un sourire se dessina sur ses lèvres rosées. Il fallait voir le côté positif de la chose, elle aurait l'occasion de prendre de jolies photos, si elle appelait son professeur principale, il pourrait même s'arranger pour sa jeune protégée soi placée devant, car oui, les responsables de l'universités où elle étudiait étaient réceptifs à sont art. Plus tard chez elle. Étendu sur le sofa, un livre à la main, son esprit commençait à la guidée au-delà des mots, s'égarant, se perdant, mais toujours en sachant qui elle était, était ce qui faisait la différence avec la réalité. Elle manquait de confiance en elle, le savait, et souhaitait prendre sa vie en main. Si les gens qui avaient compté pour elle se trouvaient maintenant loin, son c½ur continuait de les appeler et les savait près de lui. Sa famille serait toujours là, il était temps à présent de suivre sa route, et de voir où le destin la mènerait.
Sans savoir exactement à quel moment ses yeux se fermèrent, elle plongea dans le sommeil. Demain sera une longue journée. Ne voit plus le passé comme un obstacle et ne le revit pas à chaque moment de ta vie, si tu veux avancer, il te faudra vivre les jours et leur souffrance, et tu verras, tu vivras, Hanna...
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Voici mon deuxième chapitre.
Vous venez de faire connaissance avec un autre des personnages principaux !
Bien on peu voir le contraste entre ces deux chapitres.
Mais que pensez vous de celui ci ?
J'atteindrais les 20coms?
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reponses: